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L’éducation face aux impacts et aux défis du numérique

La deuxième édition des Journées Economie et Gestion se sont tenues les 8 et 9 avril au Lamentin sur le thème « Digitalisation et éducation : impacts et défis ». Deux jours d’échanges et d’ateliers pour réfléchir sur la manière d’imaginer les défis de l’éducation de demain sachant que plus de 60% des élèves actuels exerceront des emplois qui n’existent pas encore !

Quelles seront les conséquences de la digitalisation sur le contenu des programmes éducatifs ? Quelle forme prendra l’apprentissage ? Comment développer les « soft skills » ou compétences relationnelles dans les cursus scolaire et universitaire ? Autant de questions que des journées Economie et Gestion ont abordé au cours du séminaire qui vient de se terminer, où enseignants, responsables du monde économique et social et élèves étaient conviés.

La discipline Economie et gestion, qui forme aux métiers de services de demain, est forcément impliquée dans l’acquisition de ces compétences du XXIe siècle » rappelle Donald Foliwe, IA-IPR Economie-Gestion, en introduisant le séminaire. « Nous ferons le tour d’horizon des compétences requises par les entreprises dans les métiers auxquels nous formons. Puis nous explorerons les modalités et les conditions de leur acquisition dans le cadre des programmes et référentiels avant de réfléchir et d’échanger collectivement sur des scénarios pédagogiques innovants » 

Marie-Gabrielle Pamphile, IEN-ET Economie Gestion (ff), a souligné l’urgence pour les entreprises à se transformer face au nombre croissant d’internautes et de données circulant via internet. Cela passe nécessairement par des modifications radicales des process, des traitements, des managements. Le business model doit changer, et avec lui, le système d’éducation et de formation (initiale et continue). Depuis 2018, la voie professionnelle est engagée dans une réforme en profondeur. Le lycée professionnel va s’ouvrir davantage vers le monde contemporain en permettant à la fois une insertion rapide dans la vie active et la poursuite d’études de qualité. »

Guylène Bussac, IA-IPR, Sciences et Technologies Industrielles (STI) et Technologies a fait le point sur les filières ainsi que sur la réforme du Bac qui prévoit de nouvelles disciplines, comme SNT (Sciences numériques et technologiques), un nouvel enseignement de seconde dispensé à raison d’1h30 par semaine, et NSI (Numérique et sciences informatiques), une des spécialités de première qui occupe 4h / semaine puis 6h/semaine en terminale. Les formations des enseignants dans ces nouvelles disciplines ont déjà commencé. 

Benoît Fricoteaux, délégué académique au numérique  a notamment insisté sur le fait que « Dans notre archipel, le numérique peut être une chance en terme d’emplois et de capacité à exister sur la scène internationale. Il peut devenir un nouveau poumon économique ». 

Cette matinée s’est achevée par une conférence animée par Joel Raboteur, maître de conférences au Pôle Guadeloupe de l'Université des Antilles et directeur du département d'économie gestion, sur la thématique du tourisme et de la révolution digitale.  

Après ces présentations et états des lieux des pratiques de la digitalisation dans l’académie, le séminaire s’est poursuivi. 

Lundi après-midi, Sylvie Saint-Auret et Sandrine Mary-Olejniczak, professeures agrégées Economie et Gestion au LGT Gerville Réache ont animé l’atelier « L’irruption du marketing dans le numérique », où a été abordé l’importance de la collecte des données du client, tandis que Rosaire Gob, directeur régional ARACT Guadeloupe, délégué régional ANACT, chercheur associé au LIRSA (CNAM Paris) et au CREDDI (Université des Antilles), Docteur en sciences de gestion, a abordé dans un autre atelier les transformations engendrées par le numérique sur le travail et les questionnements qui en résultent du point de vue des Ressources Humaines et de la santé au travail. 

Mardi matin,  deux conférences (« Comment les organisations intègrent-elles cette transformation numérique notamment dans les métiers de service ? » présenté par Cédric Le Golvan du Crédit Mutuel Enseignants et « L’identité numérique » présentée par Betty Fausta, présidente de l’association Guadeloupe Tech) et deux nouveaux ateliers (« L’usage éthique et responsable du digital » animé par Nicolas Craipeau, directeur du GIP-DAIFI, et « Les métiers de la banque », atelier à destination des étudiants/élèves conduit par M. Schlick, DRH du CME Antilles Guyane) ont eu lieu avant de revenir  l’après-midi aux échanges inter-disciplinaires sur les pratiques pédagogiques innovantes (Créole, STI, Economie et Gestion). 

A noter également la présence de Mme Garlan de CANOPE qui a présenté quelques outils numériques destinés aux enseignants. 

Rendez-vous a d’ores et déjà été pris pour la 3e édition dans deux ans !

 

Stéphanie TOLLET

Professeure documentaliste